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Révision de la loi sur les stupéfiants en Suisse
Une étude menée de 1998 à 2007 en Suisse, sur sa politique en matière de stupéfiants, à montré notamment que la consommation de cannabis était de plus en plus courante chez les jeunes ; que la dépendance à l’héroïne, qui était un problème grave en Suisse jusqu’à récemment, avait diminué ; et que la consommation de cocaïne était en hausse. Aucune autre drogue ne semble poser de problème majeur.
Le 30 novembre 2008, les citoyens suisses ont été favorables à la révision de la loi sur les stupéfiants. La nouvelle loi sur les stupéfiants est entrée en vigueur le 1er juillet 2011.
Cette révision a tout d’abord permis d’ancrer dans la loi les quatre piliers de la politique en matière de stupéfiants : prévention (réduction de la consommation afin d’éviter les dépendances), thérapie (sortir de la dépendance et aider les personnes soignées à s’intégrer socialement), réduction des risques (rendre possible une consommation non problématique pour la santé), répression (de la consommation et de la vente de drogues illégales); et ceci afin d’améliorer l’efficacité de la lutte contre les problèmes médicaux et sociaux liés aux stupéfiants en Suisse.
Cette loi renforce particulièrement la protection de la jeunesse : la répression sera plus forte sur la vente de drogues aux personnes âgées de moins de 18 ans. D’autre part, les services d’administration et personnels de l’éducation seront en mesure de signaler les cas d’addiction chez les jeunes à des services sociaux compétents, afin de renforcer la détection précoce des troubles liés aux stupéfiants.
Cette loi permet également de prescrire de l’héroïne pour certains traitements. La Suisse avait été pionnière dans la recherche sur ce traitement (HeGeBe), provoquant une vive controverse. Ce traitement est utilisé pour les héroïnomanes sur lesquels les autres traitements visant à les sevré n’ont pas fonctionné.
La prescription de cannabis est également possible, exceptionnellement, pour des cas de maladies graves.
En revanche, la culture et le commerce de chanvre restent formellement interdites, bien que cette loi pourraient être nuancée dans le cas de thérapies ou de recherches scientifique.